Présentation de l'éditeur :

Par une nuit d'orage, dans l'un des derniers hôpitaux militaires de la Côte atlantique, un interne disparaît après qu'un de ses patients a été sauvagement assassiné. Bouleversé par la disparition de son confrère, Tom Castille se lance sur  ses traces en même temps que les gendarmes. Bientôt il découvre une chose troublante. Dans cet hôpital, un ancien monastère construit par les Augustins mille ans plus tôt, d'autres disparitions ont eu lieu, dans des circonstances semblables... La route de Castille croise celle de Sophie, une femme au comportement étrange, et celle d'un flic au physique du rugbyman. Ensemble, ils repoussent les limites du possible et remontent dix ans, trente ans, deux cent ans en arrière pour découvrir le secret des mystérieux ressacs du passé. Parce que c'est là que se trouve la clé, préservée par la roche et l'océan. Parce que ici plus que nulle par ailleurs, personne n'échappe à son destin. Il vous attend, vous guette et finit toujours par vous rattrapper...

"Ressacs" est également disponible en version numérique. 

Mon avis :   

Soir d’orage à l’hôpital du Cap, un patient est agressé en plein service. Arrivé peu après, l’interne en charge de la victime (un certain Jean Christophe d’Orgeix) tentera en vain de le sauver, avant de s’enfuir à la poursuite de l’assassin. Après quoi, le jeune médecin ne donnera plus aucune nouvelle.

Si le point de départ de ce « thriller » peut paraître classique, David-James Kennedy parvient, d’emblée, à captiver le lecteur. Dans un style vif et accessible, l’auteur fait le choix de nous plonger immédiatement dans l’action. D’entrée de jeu, le ton est donné : il va falloir compter sur une sacrée dose de mystère…

Dans la peau de Tom Castille, autre interne proche du disparu, nous voici embarqués au cœur d’une intrigue bien plus complexe qu’il n’y paraît. En effet, le récit prend la forme d’une double enquête, avec, d’un côté Castille, et de l’autre, les gendarmes, dirigés par le lieutenant Bost. Deux regards, deux approches de l’affaire qui permettent à D-J Kennedy de multiplier les fausses pistes et ménager le suspense. Les chapitres défilent, l’histoire n’en est que plus haletante et c’est tant mieux.

De plus, entre l’hôpital lui-même (un ancien monastère Augustin aux allures de cathédrale), un manoir et quelques lieux insolites tel qu’un couvent,  les décors ne sont pas en reste. Mieux, la Côte atlantique, son tempérament sauvage et sa météo capricieuse confèrent à « Ressacs » une réelle personnalité.

Un sans faute ? Peut-être pas... Une fois refermé ce roman, on pourra regretter quelques incohérences dans le comportement du héros, ainsi qu’un manque de profondeur des différents protagonistes. Et pour cause, pris dans l’action,  peu d’occasions nous sont données de faire réellement connaissance avec Castille, Bost et consorts. Dommage, cela aurait permis de se sentir plus impliqués.

Mais que les amateurs de frissons se rassurent, « Ressacs » reste une très bonne surprise. On ne peut que se réjouir de l’émergence d’un nouveau talent. Souhaitons que cette plume française ne s’arrête pas en si bon chemin…

 

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